Une Galaxie est
un système formé de plusieurs millions à
plusieurs milliards d’étoiles auxquelles s’ajoutent
des nuages de gaz et matière interstellaire qui graviteraient
autour d’un trou noir supermassif.
L'Origine des Galaxies
"Galaxie"
vient du grec galaxias : cercle de couleur de lait, Voie
Lactée.
Selon la Théorie du Big
Bang, vers t= 300.000 ans
(soit 300.000 ans après le top départ !) l’Univers
opaque devient transparent à la suite du découplage
de la matière et du rayonnement. Cet
événement correspond aussi au Fond
de Rayonnement Cosmologique (le « cri
de l’Univers »), cette frontière
de notre Univers observable.
La structure de ce rayonnement radio
diffus a été étudié tout
d’abord grâce au satellite « Cobe »
estimant la forme générale de celui-ci
(ci-contre, en haut), puis grâce au détecteur
ballon « Boomerang »
amplifiant de 35 fois les détails de fond (en
bas).
Ces documents sont un peu comme des cartes
complètes du ciel le plus lointain que l'on puisse observer..
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Cette matière prise
en photo par le « 1er flash universel
» est celle d’un Univers jeune
(les couleurs caractérisent les différences
de pression et de température), cette matière
va se répartir, aboutissant à une adolescence
mouvementée, pleine de créations, de destructions,
l’Evolution menant son bon train…
Les particules
élémentaires, sous l’effet
des « 4 Forces
Naturelles » vont donner naissance à
des structures toujours plus importantes
(exemple non anodin : nuages stellaires, étoiles et
planètes, amas d’étoiles, galaxies et
trous noirs, amas de galaxies, de super-amas, d’amas
de super-amas..)
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La Formation des Galaxies
Le processus
de formation des Galaxies reste encore mal connu.
On pense que toutes les Galaxies ont le même
âge, et qu'elles seraient nées
quelques centaines de millions d'années
après le Big Bang.
Il semblerait qu'au début de leur existance, elle
n'abritent pas d'Etoiles, seulement de la matière
dispercée dans l'Espace.
Un scénario possible serait celui-ci
(Théorie Khrônos Terre):
Tandis que l'Univers, immense
magma de particules, s'étend en terme de volume,
sa température baisse et des déséquilibres
s'opèrent dans son contenu. Il existe
des passages de transition locaux
où les conditions de température
et de pression seront optimales pour déclencher
les premières réactions de fusion
nucléaire des noyaux d'Hydrogène
tels qu'ils se produisent au coeur des Etoiles (séquence
principale). Ce seront les pré-Galaxies.
Imaginons que de gigantissimes
amas d'Hydrogène (principalement) s'effondrent sur
eux-même un peu partout dans l'Univers, créant
dans cet élan une première génération
d'objet de grande taille, sorte de super-étoile
de taille galactique, les Quasars
!! Ceux-ci vont se mettre en rotation et prendre une forme
elliptique.
Ces Quasars,
du fait de leur masse énorme, aurait eu une vie
très courte, ils auraient développé
un noyau instable à cause
des contitions extrêmes, noyau très rapidement
effondré sur lui-même, générant
la structure galactique de base, c'est-à-dire
un noyau super-massif de type trou
noir, autour duquel vont graviter des
nuages de matière.
Dans le cas des Quasars les
plus gros, des éjections de nuages d'Hydrogène
(les futures grandes masses interstellaires) se font dans
un plan spacial déterminé
dans plusieurs directions, ce seront les bras spiraux
de nos Galaxies spirales. Les Quasars plus petit prendront
une forme elliptique.
De là, les premières
générations d'Etoiles
vraies vont se mettre en place, par réaction
en chaîne, à partir du centre
de la nouvelle Galaxie vers l'extérieur.
Les observations de la "zone-période"
entre le Fond de Rayonnement Cosmologique
(13,7GA) et les Quasars les plus
lointains (13GA), c'est à dire le moment de mise
en place des structures galactiques, ne donnent pas encore
de résultats.
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Les Galaxies "Classiques"
C'est
l'astronome américain Edwin Powell Hubble
(1889-1953) qui prouva l'existence de Galaxies
autres que la Voie lactée. Il classifia
les Galaxies en 3 formes principales: elliptique,
spirale et irrégulière (cette
dernière est non présente ci-dessous) selon
leur forme.

On observe
fréquemment des ensembles formés
de deux ou plusieurs Galaxies (50 % au moins
des galaxies font partie de tels systèmes). En outre,
certaines grosses Galaxies possèdent
souvent des Galaxies satellites
plus petites (notre Galaxie a deux galaxies satellites:
les deux Nuages de Magellan, peut-être plus..).
Les
Galaxies Elliptiques
Elles
ont l'aspect de disques plus ou moins aplatis,
sans aucune structure apparente. Elles représentent
environ 15 % de l'ensemble des Galaxies. On désigne
ces Galaxies par des symboles allant de E0
à E7, selon leur degré
d'aplatissement apparent. Les Galaxies elliptiques
de type E0 sont presque circulaire et sont les plus brillantes.
Les Galaxies elliptiques les plus communes sont des Galaxies
naines, constituées de seulement quelques
milliers ou millions d'étoiles
dans un diamètre de l'ordre de 6 000 al, alors que
les géantes peuvent contenir des centaines de milliards
d'étoiles dans un diamètre de 300 000 al.
Les Galaxies lenticulaires,
de symbole S0, diffèrent
peu des elliptiques, elles présentent en plus un
début de structure. Elles sont constituées
d'un disque aplati, d'une condensation centrale et d'une
vaste enveloppe extérieure, mais ne montrent pas
encore de structure spirale.
Les étoiles des Galaxies
elliptiques, comme celles des lenticulaires, ont plus de
5 milliards d'années. Ce sont des étoiles
«vieilles». À quelques
exceptions près, il existe peu d'indices de la présence
d'étoiles jeunes ou d'un gaz interstellaire pouvant
donner naissance à une autre génération
d'étoiles
Les
Galaxies Spirales
Souvent
plus brillantes, elles sont composées d'une condensation
centrale, le bulbe, et d'un disque
entouré d'un faible halo.
Le disque présente une structure spirale
caractéristique. Les Galaxies spirales vont du type
Sa, avec des bras peu ouverts
et un gros noyau central, au type Sd,
avec des bras très ouverts et un petit noyau central
(la Galaxie
d'Andromède et notre
Galaxie appartiennent à la catégorie Sb).
Les Galaxies spirales
barrées ont une structure analogue aux Galaxies
spirales avec, en outre, une barre rigide d'étoiles
et de matière qui traverse le noyau central, et des
bras spiraux se greffant sur les extrémités
de cette barre. L’origine de la barre est très
mal connue. Elles sont classées SBa,
SBb, SBc,
SBd dans le sens de l'ouverture
croissante des bras.
Les
Galaxies Irrégulières
Elles
n'ont pas de noyau ni de structure bien définie,
elles sont notées Irr.
Les Galaxies de type Irr I donnent
l'impression de posséder des bras spiraux ayant été
détruits et ne formant plus qu'un ensemble confus
de matière. Les Galaxies de type Irr
II ont une structure totalement dépourvue
d'ordre et sont souvent actives. Elles sont riches en gaz,
en nuages moléculaires, en poussières et en
étoiles jeunes très
brillantes.
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Galaxies Actives et Quasars
Parmi
les milliards de Galaxies visibles grâce aux télescopes
modernes, 1 % d'entre elles ont un noyau très
lumineux, aussi lumineux à lui seul que la Galaxie
tout entière. On les désigne sous le nom de
«Galaxies à noyau actif».
Les noyaux actifs de Galaxies peuvent être observés
dans tous les domaines de longueur
d'onde: radio, infrarouge, visible, ultraviolet et X.
Les Radio-Galaxies

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Découvertes
en 1954 grâce aux progrès de la radioastronomie,
elles émettent autant d'énergie dans le
domaine radio que dans le domaine optique. Ce sont des
Galaxies elliptiques géantes,
souvent associées à des sources de rayonnement
X intense. La puissance émise
par ces Galaxies est de l'ordre de 1038 à
1040 watts, soit 10 à
1000 fois la luminosité totale de la Voie Lactée.
Un exemple spectaculaire
de Radio-Galaxie est M 87,
Galaxie centrale de l'amas de la Vierge, appelée
aussi Virgo A. C'est une Galaxie
géante qui présente un jet bleuté
de lumière polarisée jaillissant
du noyau et s'étendant jusqu'à plusieurs
milliers d'années-lumière. Le noyau de
cette Galaxie pourrait être un trou
noir supermassif de plusieurs milliards
de masses solaires.
Un grand nombre de Radio-Galaxies
présentent un aspect caractéristique
à deux lobes, avec deux régions
émettant en radio situées
de part et d'autre de la Galaxies centrale visible ;
celle-ci est le plus souvent une Galaxies elliptique
et peut contenir une source radio compacte en sont centre.
(ci-contre, DA 240, dont chacun
des lobes mesure environ 3 millions d'années-lumière
!!)
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Les Galaxies de Seyfert
Elles
font partie d'une catégorie de Galaxies identifiées
pour la 1ère fois en 1943 par l'astronome américain
Carl Seyfert (1911-1960). Ce sont des
spirales et des spirales barées, avec des noyaux
extrêmement brillants et des bras
peu importants.
Sur des photographies
à pose courte, elles ressemblent plutôt à
des étoiles, parce que la plus grande partie
de la lumière qu'elles émettent provient
de leur noyau compact. |
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La plupart
des Seyfert sont des sources infrarouges intenses
(provenant sans doute de poussières chauffées)
; certaines émettent aussi en rayon X, mais elles
sont peu actives dans le domaine radio. Leur source radio
centrale est généralement trop petite pour
être résolue par les techniques existantes
et présente des variations rapides. L'analyse des
raies d'émission dues au gaz ionisé de leur
noyau indique la présence de nuages de
gaz se déplaçant à des vitesses de
plusieurs milliers de kilomètres par seconde.
Les Objets de type BL Lacertae
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BL Lacertae
est une Galaxie active qui fut d’abord classé,
en 1941, parmi les étoiles
variables mais, en 1968, on découvrit que
c’était une puissante radiosource et on
a, depuis, donné son nom à un type de
Galaxies actives. On pense que les objets de type BL
Lacertae sont, en fait, les noyaux très
lumineux de Galaxies actives elliptiques. |
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Leur spectre
présente la particularité d’être
dépourvu de raies, ce
qui tendrait à prouver que le noyau galactique actif
n’est pas environné de gaz car il ne pourrait
y avoir, dans ce cas, ni absorbtion ni émission
atomique. En revanche, le rayonnement observé
dans le spectre visible est fortement polarisé et
on pense qu’il pourrait être dû à
une émission de synchrotrons
générée par des électrons
décrivant des spirales dans des lignes
de champ magnétique.
Les Quasars
Ils semblent être des noyaux de Galaxie
dans un stade d’activité très intense.
Il sont des milliers de fois plus lumineux que le reste
de la Galaxie dont ils font partie, ils sont détectables
à des distances considérables (ci-dessous,
le quasar 3C 273). Le décalage
vers le rouge peut être si important que des raies
émises dans l'ultraviolet sont observées dans
le domaine visible. Les quasars restent les objets visibles
les plus lointains.
Actuellement, SDSS
1044-0125 est le Quasar le plus lointain,
il a été découvert en Février 2000
grâce au satellite européen XMM-Newton
avec un redshift de 5,80 (z = niveau du décallage
vers le rouge des raie d'absorption), ce qui signifie qu'il
se trouve à une époque où
l'Univers avait environ 1 milliard d'années,
soit il y a entre 12,5 et 13GA..
Quelques astrophysiciens
pensent qu'un Quasar pourrait être un Trou
noir super-massif. Une masse équivalente
à une centaine de millions de Soleils, enfermée
dans un volume dont le rayon serait à peu près
la distance entre la Terre et le Soleil. Un
tel objet attirerait irrésistiblement vers lui tout
ce qui existe dans son voisinage.
L'accélération prodigieuse de
la Matière tombant vers le Trou noir la chauffe jusqu'à
l'incandescence, ce qui serait la cause de
l'intense lumière dégagée,
jusqu'à nous !
Les Blazars
| La
plus active des Galaxies actives a son
nom forgé par la contraction du nom BL
Lacertae et du mot Quasar;
ces deux types d'objets sont assimilables à des
Blazars si leur spectre électromagnétique
présente de brutales variations dans le domaine
du visible. D'après la théorie
qui tend à unifier l'origine des Galaxies actives,
l'activité des blazars serait due à des
flux de gaz issus des noyaux galactiques actifs se propageant
à une vitesse voisine de celle de la lumière
en direction de la Terre. |
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La Rotation des Galaxies Spirales
Contrairement au cas du Système Solaire
où la vitesse des planètes
autour du Soleil dépend de leur distance
à celui-ci, dans les Galaxies Spirales,
la vitesse orbirale des étoiles
(en kilomètre par seconde) augmente
avec leurs distances au centre galactique
(en kiloannées-lumière).

Les astronomes ont conclu
que la masse d'une Galaxie n'est pas aussi centralement
concentrée que la masse dans le Système solaire.
Une grande partie de la masse d'une Galaxie
est excentrée, mais la matière
correspondante est si peu lumineuse qu'elle n'a été
détectée que par son attraction gravitationnelle.
L'étude des vitesses des étoiles dans les
Galaxies extérieures a confirmé qu'une grande
partie de la masse de l'Univers est constituée de
matière sombre.
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