Les Etoiles..
Chronologie du Big Bang à Jésus-Christ

 

  sirius   La Formation des Etoiles
 La Séquence Principale, la "Vie"
  Le Déclin des Etoiles..
   ..en Fonction de leur Masse
    Matière Interstellaire
     Populations d'Etoiles
      Etoiles Variables

 

Une Etoile est un astre, qui brille de sa propre lumière.

Une Etoile est une boule de gaz
entretenant en son sein des réactions de fusion thermonucléaire
responsables de la création de noyaux atomiques.


De la Terre, il est possible de distinguer plusieurs milliers d’Etoiles à l’œil nu,
celles-ci appartiennent toutes à notre galaxie, la Voie Lactée..

 

La Formation des Etoiles

      Une Etoile (notre Soleil compris) naît à partir d’un immense nuage de gaz et de poussière, une nébuleuse. Les Etoiles se forment à partir de cette matière interstellaire; là où elle est importante (dans le bras spiraux des Galaxies notamment), les naissances stellaires sont nombreuses; là où elle est rare (la partie centrale des Galaxies), il n'y a plus de nouvelles Etoiles.

      C'est à la suite d'un phénomène déclencheur comme, par exemple, l'explosion en "supernova" d’une Etoile voisine, que ce nuage commence à s'effondrer, emporté par l'effet de sa propre gravité. Les Etoiles naissent en groupe, la "portée" dépend de la nébuleuse mère. Une petite nébuleuse peut donner naissance à plusieurs dizaines d'Etoiles, une très grande à plusieurs centaines de milliers d’Etoiles !!

      Une fois enclenchée la phase d'effondrement, le processus se poursuit de façon très rapide. Une pression de plus en plus énorme s'exerce sur la matière située dans les multiples régions "de densité élevée" du nuage, et la température s'élève. Attardons-nos sur l'un d'entre eux ; Il en résulte la formation d’un petit cœur stellaire sur lequel tombe le gaz à proximité, augmentant sa masse.

      Une fois que la pression interne devient suffisante, un équilibre physique fait cesser la phase d’effondrement pour débuter une phase de contraction. Avant de devenir visible, l'Etoile émet un rayonnement infrarouge. Avec l'accroissement de la température, elle vire ensuite au rouge. La proto-Etoile est alors indépendante du nuage parent et optiquement visible. La rotation naissante de l’ensemble a pour effet d’aplatir l’enveloppe de gaz située à proximité en un disque, berceau d’éventuelles futures planètes.

      La contraction de la jeune Etoile suscite une forte augmentation de la température en son sein. Lorsque celle-ci atteint 1 million de degrés (106 K), la fusion thermonucléaire du deutérium (noyau d’hydrogène lourd) commence, et la température augmente encore.

     Quand la température atteint environ 10 millions de degrés (107 K), elle est suffisante pour déclencher la fusion de l’Hydrogène en Hélium. Cette phase enraye la contraction et correspond à l’entrée de la "déjà ancienne" proto-Etoile sur la séquence principale de la "Vie" des Etoiles, où elle acquiert le statut d’Etoile à part entière. En fonction de leur grosseur, elle devient orange, jaune, bleue...

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La Séquence Principale, la "Vie"

      C'est dans cet état que la majeure partie des Etoiles passent l'essentiel de leur existence visible. Sur le document ci-dessous, la "séquence principale" va du bas à droite vers le haut à gauche, des petites Etoiles (de faible luminosité, de faible température, de couleur plutôt rouge) aux grandes Etoiles (de forte luminosité, de forte température, de couleur plutôt bleue).. Nous verrons les Etoiles situées de chaque côté plus loin, dites-vous pour l'instant que leur taille n'a rien à voir avec leur masse..


Diagramme Hertzsprung-Russel

      Ce diagramme, dont l'importance est fondamentale pour la compréhension de l'évolution stellaire, montre la relation qu'il existe pour les étoiles entre leur luminosité et leur température de surface. Les Scientifiques utilisent le Soleil comme unité de référence, de sorte que le Soleil est représenté comme un point de luminosité 1 et de température de surface 5 800 K.

      Une Etoile d'une masse solaire prend quelques 50 millions d'années d'âge entre sa naissance et son arrivée sur la séquence principale. Les Etoiles plus massives y parviennent beaucoup plus vite que les moins massives. Celles dont la masse est inférieure à 0,08 masses solaires ne connaissent jamais cette phase; elles se contractent et deviennent des naines brunes, puis noires.

Une Etoile demeure sur la séquence principale
jusqu'à ce que la combustion de son Hydrogène
soit achevée dans son noyau.

      Une Etoile de la taille du Soleil contient assez de combustible Hydrogène pour rester sur la séquence principale environ 10 milliards d'années, alors que les Etoiles plus massives ont une durée de "Vie" sur la séquence principale plus courte car elles usent leur combustible plus rapidement. Les Etoiles les plus massives se transforment en géante rouge en 1 million d'années; à l'opposé, les Etoiles les moins massives qui atteignent la séquence principale auront une durée de "Vie" égale à plusieurs fois celle du Soleil.

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Le Déclin des Etoiles..

      Lorsque tout l'Hydrogène du noyau est épuisé, les réactions nucléaires n'équilibrent plus la force de gravité et l'Etoile se contracte sous l'effet de son propre poids en augmentant progressivement sa température. Ce phénomène s'accompagne d'un transfert de chaleur vers les couches extérieures au noyau, couches contenant encore de l'Hydrogène, ce qui entraîne une nouvelle série de réactions nucléaires. La zone de combustion de l'Hydrogène remonte, couche après couche, vers la surface de l'Etoile tandis que l'Hélium créé par la fusion retombe sous forme de "cendres" sur le noyau. L'enveloppe de l'Etoile devient de plus en plus lumineuse.

      Lorsque la température du noyau d'Hélium atteint environ 10 millions de degrés (107 K), une nouvelle fusion s'amorce : l'Hélium se transforme en Carbone. Cette réaction « triple-alpha » va faire de grossir l'Etoile considérablement, elle va alors sortir de la séquence principale par le dessus..

      Les températures extrèmes atteintes au coeur des Etoiles sont nécéssaires pour que les noyaux atomiques qui y sont présents puissent fusionner entre eux, et ainsi générer d'autres noyaux atomiques, plus lourd.
C'est comme ceci qu'est apparu presque tout ce que vous avez autour de vous !!

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..en fonction de leur Masse

      Une Etoile d'une masse inférieure 1,44 masse solaire (limite de Chandrasekhar) va grossir, se transformer en une géante rouge, une Etoile si grosse qu'elle pourrait englober toutes les planètes intérieures du Système Solaire; ainsi, elle devient plus brillante et plus rouge (sa température de surface baissant), jusqu'à ce qu'elle ait épuisé tout son combustible nucléaire. Alors, elle explose, éjecte ses couches extérieures et devient une nébuleuse planétaire. Son cœur s’éteindra lentement en quelques millénaires pour se transformer en naine blanche, un corps chaud d'une taille comparable à celle d'une planète comme la Terre, et d'une densité pouvant atteindre une tonne par centimètre-cube. Il semble que la plus grande partie des Etoiles deviennent des naines blanches qui, avec le Temps, dissippent sous forme de lumière la chaleur qui leur reste, se refroidissement pour devenir des naines noires, cadavres stellaires.

      Une Etoile dont la masse est comprise entre à 1,44 (limite de Chandrasekhar) et 40 masses solaires va devenir une supergéante, Etoile encore plus grande qu'une géante rouge, puis éjectera ses couches externes dans l'espace au cours d'une explosion appelée supernova. Son noyau sera alors comprimé au point d'atteindre une densité plus élevée que celle d'une naine blanche et deviendra une Etoile à neutron. Ce corps a un diamètre de 10 à 15 km et une densité de 1017 à 1018 kg/m3. La gravité est devenue tellement forte que les électrons sont tombés sur les noyaux, formant ainsi des neutrons qui se trouvent à l’état dégénéré. L'Etoile entière est un noyau (atomique), les neutrons au centre, les protons en surface. La pression, ou pression de dégénérescence, qui en résulte est alors assez grande pour supporter la gravité, et rétablir une certaine stabilité. Ces étoiles sont si denses qu’une cuillère à café de leur matière pèserait entre 100 millions et un milliard de tonnes.

      Il arrive que le Carbone formé par la réaction « triple-alpha » étouffe le noyau de l'Etoile et fasse cesser la libération d'énergie. La noyau se contracte à nouveau et déclenche la combustion de l'Hélium dans la coquille environnante. Dans les Etoiles les plus massives, des réactions plus avancées peuvent mener à la formation de Fer dans le noyau.

      Une Etoile de masse solaire encore plus importante (supérieure à 40 masses solaires) passe par le stade de la supergéante, encore plus démesurée.. Puis elle explose en hypernova, son noyau s'effondre jusqu'à devenir un trou noir stellaire, invisible, d'une densité extrème. Deux jets de plasma extrêmement énergétiques sont émis le long de l'axe de rotation de l'Etoile à une vitesse proche de celle de la lumière. Ces jets émettent d'intenses rayons gamma.

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Matière Interstellaire

      Lorsque une Etoile explose en Supernova, sa partie centrale s'effondre sur elle-même, et le reste de la matière est ejecté tout autour d'elle avec une vitesse (presque identique à la vitesse d'effondrement du noyau !!). Cette période d'éjection voit s'épapiller dans l'Espace (presque vide) quantités de matière : de l'Hydrogène (il en reste toujours à la surface de l'Etoile), de l'Hélium (la couche du dessous), du Carbone, de l'Oxygène et d'autres atomes lourds créés par la fusion nucléaire.

   Lors du voyage et du refroidissement de cette matière, il arrive que des atomes se rencontrent, s'apprécient et se groupent pour former des molécules simples, puis un peu plus complexes.

   Les 1ers grains de poussière apparaissent progressivement dans les lambeaux de matière, se répandent dans l'Espace et obscurcissent de vastes régions du ciel. Plus tard, à l'occasion de la naissance d'une nouvelle Etoile, ils vont s'associer pour former des corps plus gros, plus grands.

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Populations d'Etoiles

      Il existe 2 grandes populations d’Etoiles..

   Les étoiles de la population II se sont formées au tout début de l’Univers et possèdent une constitution chimique à base d’Hydrogène et d’Hélium, ainsi que des traces extrêmement faibles d’éléments lourds. Cette population d’étoile s’observe dans les vieux amas globulaires du halo de notre galaxie et à proximité.

   Les étoiles de la population I, observées dans les bras spiraux de notre galaxie possèdent 10 à 30 fois plus d’éléments lourds. Elles sont issues d’un matériel enrichi en éléments lourds grâce aux générations précédentes d’étoiles.

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Etoiles Variables

      Ce sont des Etoiles dont la brillance varie. On les trouve le plus souvent au-dessus de la séquence principale.

- Si leur variabilité est due à des influences externes, elles sont appelées « variables extrinsèques », ce sont des Etoiles binaires ou d'autres Associations d'Etoiles..

- Si leur variation provient de fluctuations dans la lumière qu’elles émettent, elles sont alors appelées « variables intrinsèques ».

Seules les Etoiles de la 2nde catégorie sont des variables au sens strict.


      La propriété la plus simple permettant une 1ère classification des variables est la périodicité. Ces dernières sont donc classées selon leur variabilité. Celles qui varient de façon périodique et régulières sont divisées en variables à courtes périodes et variables à longues périodes, selon que celle-ci est inférieure ou supérieure à 80 jours. Les variables semi-régulières présentent des variations de période et d’amplitude, tandis que les variables irrégulières ont des fluctuations complètement imprévisibles. La plupart des variables sont de nature pulsante ou éruptives.
 

Les Variables Pulsantes ou Céphéides

      Certaines Etoiles se dilatent et se contractent tandis que leur brillance varie. La première étoile connue de ce type , Céphée, a donné son nom aux Etoiles présentant les mêmes caractéristiques. Les Céphéïdes ont une variation caractéristique et régulière, où l’augmentation de brillance se fait très rapidement par rapport au déclin, avec des périodes allant de 1 à 60 jours. La variation du rayon d’une Céphéïde typique est de 10-20%, la luminosité émise a une fluctuation d’environ une magnitude ; ces étoiles présentent en outre des variations de température et de type spectral.

      Les variables pulsantes ont une enveloppe de gaz constituée par de l’Hélium partiellement ionisé et par des électrons. Cette enveloppe voit son ionisation augmenter lorsque l’Etoile se contracte, et devient plus efficace pour absorber les radiations émises. Le rayonnement stocké exerce une pression suffisante pour pouvoir repousser les couches extérieures de l’Etoile ; celles-ci vont alors se refroidir et devenir moins opaques, permettant au rayonnement emmagasiné de s’échapper. Puis l’Etoile va se contracter à nouveau et un autre cycle de dilatation et de contraction va commencer.

     Les cycles de pulsation vont se poursuivre tant que les conditions nécessaires à l’intérieur de l’étoile seront favorables. On peut établir, pour chaque type de variable pulsante, une relation entre la période et la luminosité de l'Etoile; les variables pulsantes sont donc très utilisées en astronomie comme indicateurs de distance d'amas stellaires ou de galaxies: la période donne l'éclat intrinsèque de l'Etoile observée qui, comparé à la magnitude apparente de l'Etoile, permet de déterminer sa distance.

Les variables irrégulières et éruptives

      Un groupe particulièrement intéressant parmi les différents types de variables irrégulières est celui constitué par les Etoiles T Tauri. Leurs spectres montrent qu’il s’agit d’Etoiles jeunes, avec des grandes vitesses de rotation et des pertes de masse d’environ 10-7 masses solaires par an. Elles sont enveloppées d’un nuage de gaz et de poussière, et leur variabilité provient sans doute de facteurs intrinsèques et extrinsèques, ainsi que des éruptions dans leur atmosphères et des fluctuations de densité du nage qui les entoure.

      Les Etoiles à éruption, également appelées UV Céti, sont des étoiles froides localisées sur la partie inférieure de la séquence principale, entrant soudainement en éruption une ou deux fois par jour. Leur brillance peut augmenter d’une ou deux magnitude en quelques secondes et redevenir normale en quelques minutes. Lors d'une éruption, l'éclat augmente d'un facteur 40 en quelques secondes, pour diminuer à nouveau en quelques minutes. Il s'accompagne d'une forte émission radio.

Les Novae

      Une novae est une Etoile dont la luminosité augmente d’un facteur de 10 000 à un million en quelques heures ou quelques jours. Au bout de plusieurs mois on de plusieurs années, la nova revient à sa luminosité initiale. Une nova typique éjecte un cent millième de sa masse.

      Une nova (au pluriel : novae) se produit dans les systèmes d’étoiles binaires proches, où l’un des membre est un objet compact, par exemple un naine blanche. La composante la plus grande verse de la matière sur son compagnon compact ou sur un disque de matière entourant les deux étoiles.

     Cette matière se réchauffe brusquement, ce qui entraîne de violentes explosions. Les novae récurrentes reproduisent ce schéma à des intervalles de quelques décennies, tandis que les novae naines le font à des intervalles de dizaines on de centaines de jours, avec des variations de luminosité allant de deux à cinq magnitudes. Dans une galaxie moyenne, vingt-cinq novae se produisent par an environ, on ne détecte que deux ou trois supernovae par siècle.
 

Les étoiles de type Couronne Boréale

      Ces Etoiles, qui comptent au nombre des variables les plus caractéristiques, ont été décrites comme des « novae à l’envers », car elles subissent des chutes soudaines et irrégulières de luminosité, d’environ 10 magnitudes (un facteur 10.000), avant de retourner à leur état normal. Ce sont des supergéantes dont l’atmosphère est riche en carbone et dont la diminution soudaine d’éclat peut être provoqué par l’accumulation de nuages de carbone : ceux-ci sont plus tard éjectés, ce qui permet à l’étoile de récupérer sa luminosité normale.

Les Pulsars

      Les pulsars, détectés en radio et parfois aussi en lumière visible et en rayon X, sont des sources émettant d’une manière intermittente avec des périodes s’échelonnant de quelques secondes à une fraction de seconde. Chaque « pulsation » ne dure qu’une fraction de la période (ou intervalle entre deux pulsations), si bien que pour l’observateur la source n’émet qu’une faible partie du temps. Bien que l’intensité des pulsations soit variable, la période est constante au dix-millionième près, mis à part une lente augmentation de l’ordre de quelques millièmes par an.

      Les astronomes pensent qu’un pulsar est une Etoile à neutrons en rotation rapide qui émet du rayonnement selon un faisceau étroit balayant l’espace lorsque l’étoile tourne, à la manière d’un phare. Le pulsar le plus rapide a une période de 1.557 millisecondes (642 pulsations par seconde). On trouve des pulsars dans des nébuleuses et des restes de supernovae. D’autres restes de supernovae ne semblent pas renfermer de pulsars, mais cette absence est peut-être due au fait que leur faisceau n’est pas dirigé vers le système solaire, ou que l’explosion a été asymétrique et a éjecté l’Etoile à neutrons hors du nuage en expansion.

 

« Nous sommes tous constitués de poussières d’étoiles..»

 

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